Manger bien, manger mieux, manger sain

GES assiette

Je pourrais passer des heures à rédiger un article sur le sujet tellement il est passionnant. Mais c’est surtout l’intervention de Christiane Lambert sur France Inter qui me pousse à rappeler quelques bases de bon matin pour que le débat ne soit pas émotionnel mais bien rationnel. Rappelons alors que la production d’un kilo de viande de veau émet autant qu’un trajet en voiture de 220 km…

Je ne vous en dirait pas plus mais vous laisserait le soin de regarder cette brochure très bien faite qui nous permet sans nous culpabiliser de diminuer considérablement les émissions de Gaz à Effet de Serre dans nos assiettes. Un geste une fois/ semaine suffit.

GESassiette

 

L’écopsychologie par le philosophe Mohammed Taleb

PARThistoireRosazk10

« A gros traits, on peut dire que l’écopsychologie repose sur une double intuition. La première est qu’il existe une relation intime, profonde entre, d’une part, un certain nombre de pathologies humaines, de blessures anthropologiques, et, d’autre part, l’état de santé de la planète. Il est vrai que l’on peut aisément constater les liens entre les blessures que des hommes et des femmes portent, à la fois individuellement et collectivement, et les blessures infligées à la terre. Deux exemples évidents : l’impact sanitaire psychophysiologique de la dégradation de l’environnement, du problème de l’amiante à celui de la « vache folle », et, l’impact, également psychophysiologique du changement climatique qui génère, chaque année, son cortège de « réfugiés » ou de « déplacés » climatiques. La deuxième intuition de l’écopsychologie réside dans la proposition inverse : il y a une relation intime, profonde, entre le processus de guérison des blessures anthropologiques et le processus de guérison des blessures écologiques. Cela signifie que l’on ne peut pas envisager un bien-être individuel ou collectif à l’ombre d’une planète malmenée. Et la relation est dialectique : il ne peut pas y avoir de résolution de la crise écologique s’il n’y a pas une métamorphose de la psyché, de l’âme, de la conscience, de la façon dont nous envisageons notre existence, psychique et matérielle. Ce double mouvement se déploie à l’interface entre la nature vivante qui nous environne et notre nature intérieure, ce qui nous constitue comme humain. L’écopsychologie est née de cette tension créatrice entre écologie et psychologie. En ce sens, l’écopsychologie n’est pas une sous-discipline de la psychologie, ni non plus une sous-discipline de l’écologie. Elle représente un troisième champ. Un troisième champ en émergence, champ de connaissances et de pratiques. Quand nous explorons ce champ écopsychologique, nous nous apercevons assez vite que sa nature est transdisciplinaire. Non seulement l’écopsychologie ne se limite pas au dialogue entre écologie et psychologie, mais, bien plus que cela, elle mobilise la philosophie, l’histoire − l’histoire sociale, l’histoire culturelle −, et d’autres sciences sociales, comme l’anthropologie, la théologie, les savoirs, les savoir-faire ainsi que les savoir-être. »

La campagne est lancée!

Deux grosses semaines de travail pour mettre en forme le projet de web documentaire LE LIEN NATUREL sur la plateforme Zeste.

Mais ça y est, c’est là. Il n’y a plus qu’à faire circuler pour trouver assez de sous pour financer ce projet!

J’espère que vous partagerez l’envie d’explorer le sujet de l’écopsychologie et de suivre l’expérience de Blue Ice qui testera en avant-première la méthode ECO-nection.
Et vous pourrez bénéficier d’un tas d’idées et de bonnes pratiques pour pouvoir mettre en place l’expérience dans vos associations, groupes, entreprises et collectivités.

Je suis pour ma part très contente de commencer une nouvelle aventure!

presentationwbdoc

Le Schumacher College

Schumacher

Il est un de ces endroits où il est bien de s’arrêter… Un lieu un peu spécial dans le Devon en Angleterre où on enseigne à la transition économique, la permaculture ou encore une science holistique. Plus globalement, cette université à taille humaine a pour vocation de faire le pont entre relation à la nature, transformation intérieure et actions collectives pour un monde plus équitable et respectueux de l’environnement. Il est définitivement une source d’inspiration pour mes projets.

J’ai connu le Schumacher College par mon amie Caroline Poullain qui avait justement fait une formation en éco psychologie là-bas en 2011. C’est en travaillant pour la campagne OurVoices en 2015 que le Schumacher College a attiré mon attention une deuxième fois. Satish Kumar, le fondateur de l’école, était un de nos ambassadeurs. Il est un des protagonistes du film En Quête de Sens (2015) ici.

L’université porte le nom de l’économiste britannique Ernst Friedrich Schumacher. L’auteur de « Small is beautiful » reproche à l’Homme de gaspiller le « capital que représente la nature vivante » et de ne pas se considérer comme une partie intégrante de cette nature mais comme étant extérieur et dominant plus que protecteur.

J’ai donc décidé de rejoindre cette université un peu particulière promut par Vandana Shiva et de rencontrer en juillet dernier Satish Kumar et sa femme June pour un week-end de méditation et de Qi Gong. Le lieu était à la hauteur de mon imagination. Mais ce qui m’a laissé le plus perplexe est la nature autour du Schumacher College. Des arbres millénaires et une nature luxuriante dans laquelle on se sent bien et qui semble avoir été respectée au fur et à mesure des années. Je me suis délectée d’une bibliothèque passionnante sur les questions d’écologie et de spiritualité et de temps de méditation et de pratique dans la nature.

Un temps de réflexion adéquat avant de lancer mon projet en septembre de web-documentaire sur les liens Homme-Nature-Organisation qui suivra l’accompagnement de Blue Ice dans la réduction de leur impact écologique.